Galerie de l'Abbaye - Beaulieu-en-Argonne

     Si je ne me souviens guère des circonstances m'ayant amené à faire connaissance avec Caroline GRISOLET, je crois être dans les premiers à avoir été invité à exposer dans ces locaux chargés d'histoire, cet ancien pressoir devenu la Galerie de l'Abbaye à BEAULIEU-en-ARGONNE (25 habitants). J'y exposerai par deux fois en cette année 1997. En solo de février à fin avril; puis pour une exposition de groupe d'octobre à décembre où sera présent l'ami KOVSKY, et au travers d'une oeuvre l'ami Pierre MAGUELON. 

     Je crois que c'est à la clôture de la première exposition, puisqu'on est au chapitre "rencontres", qu'un fait comme je les aime (situation que je partage avec d'autres artistes) se produisit. Caroline GRISOLET avait bien fait les choses  en invitant amateurs d'art, amis, relations, artistes, etc .., pour un pot de départ agrémenté de sympathiques préparations culinaires. 



     Les derniers visiteurs extérieurs s'éclipsaient , tandis que je discutais au rez-de-chaussée de la galerie avec les invités présents. Je me souviens d'avoir eu un long échange fort intéressant avec l'un d'entr'eux; lorsque Caroline vint nous interrompre. "Tu sais Malou que l'homme avec qui tu parles est venu avec son jeune fils, lequel est passionné de peinture !"; "Non je l'ignorais"; "Eh bien je peux te dire que ce garçon est assis par terre, là haut au 1er étage, qu'il fixe l'une de tes toiles depuis maintenant deux heures, comme hypnotisé ..". Le père me confirma ce fait. Je lui demandais pardon, et je montais doucement au premier où la salle était maintenant déserte et constatais effectivement la présence de ce gamin de 10, 12 ans, assis en lotus devant une de mes toiles, totalement absorbé, ne détournant même pas la tête à mes pas. Je redescendis silencieusement, et allait rejoindre la compagnie. Peut-être une heure plus tard, le père me présenta son jeune garçon avant de partir. "Patientez quelques minutes, sil vous plaît". Je remontais, dédicaçais une affiche, décrochais le tableau, et allait offrir ma toile à celui qui m'avait touché. Quelques larmes d'émotion; c'est celà l'échange, l'émotion, la récompense en peinture. Après tout ma voiture serait moins pleine au retour, et je n'étais pas venu pour faire fortune.

 

 

 

 

 


     (à suivre)

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