À propos de Pierre CALLEWAERT

dedicace-pierre-callewaert.jpg     "Entre deux amis, il n’y en a qu’un qui soit l’ami de l’autre" écrivait Alphonse KARR. C’est un peu l’histoire revisitée du "Moine et du Vénérable" de Christian JACQ; mes frères et soeurs me comprendront s’il en est qui liront ses quelques lignes. 

     Comme je l’ai déjà écrit sur d’autres pages, c’est en mai 1990 lors de l’exposition de MONTIGNY-lès-CORMEILLES, que je fis connaissance d’un  homme dans le public qui s’avéra être le Père Pierre CALLEWAERT, dernier confident d’UTRILLO. Si mes souvenirs ne me trahissent pas il officiait à FRANCONVILLE et s’occupait de la communauté des immigrés. Il me parla longuement de ses rencontres depuis son enfance, à ANGOULÊME, Lucie VALORE épouse de Maurice UTRILLO qui lui accordèrent affection. Souvenirs marquants... Plus tard CARBONEIL, locataire de ses parents, qui le verra exécuter ses premiers dessins d’enfants et l’encouragera à rejoindre la communauté des peintres. Il y aura CHAISSAC, FREDRIKSEN ... d’autres au fil des années. 

     Nous devions nous rencontrer souvent en "voisins". Il découvrait la non-figuration et face à son travail je l’encourageais et l’invitais à découvrir la peinture acrylique dont je pressentais qu’il pourrait tirer de cette matière son expression en créant des reliefs. Mois après mois sa peinture s’affirma. Ses oeuvres sur panneau de bois ou sur toile subissaient les épreuves des conditions atmosphériques. Exposées au vent, à la pluie, au soleil, elles finissaient leur croissance sous l’oeil attentif de Pierre. Tout un symbole de création entre le ciel et le peintre. 

     Un point commun nous réunissait également celui d’un Art utile. En 1992, fréquentant alors l’été ROCAMADOUR, son ami le Père VIGOUROUX Chapelain, il avait le désir de participer à la restauration des églises de LACAVE et MEYRAGUET. Il était alors en charge de la paroisse de SOISY-sous-MONTMORENCY. J’invitais notre poétesse et écrivain GOËMON à lui rendre visite dans son modeste atelier. Très touchée, elle devait écrire plusieurs textes pour servir à ses expositions dont celle de LACAVE durant l’été 1992 : 

     "PIERRE peint dehors dans le vent, le soleil, la pluie ou la neige, et il laisse ses couleurs sur bois se façonner aux intempéries; il les livre au souffle divin avant de leur donner un tour définitif. Mais du prêtre ou de l’artiste, je ne sais duquel j’ai parlé, tant sa démarche paraît naturelle, tellement sa passion pour l’art se fait vive et évidente autant que sa foi.

     PIERRE, de son nom CALLEWAERT, d’origine flamande, a vécu depuis son enfance dans un univers d’artistes qui furent ses amis et qui l’ont omptégné de leur passion et de leurs gestes. "Des mains, des doigts, ..." - ceux de ces peintres au travail - parmi eux Nelly HACQUARD, UTRILLO, sont ses plus beaux souvenirs d’enfants. C’est près d’eux que très tôt il commence à dessiner, à utiliser les couleurs et à explorer les diverses matières. Aussi ingénument et ardemment qu’à cette époque, il poursuit son chemin et se dirige aujourd’hui vers le non-figuratif. Encouragé par son ami MALOU, il découvre la peinture acrylique et l’exploite en créant des reliefs.

     En entrant dans la maison où il nous accueille, je ne sais pas qu’au bout de l’escalier m’attendent tous les soleils, toute l’eau, le ciel et les saisons dont on peut rêver. D’une pièce à l’autre rayonnent pastels et tableaux , parés de leurs titres calligraphiés en lettres dansantes : "Glace", "Silence intense", "Lumière de Rocamadour", ... partout s’inscrit le même hymne aux astres , à la nature, à la vie. Jaillissent l’éclat et la fraicheur de ses derniers pastels, réalisés lors de récents voyages .  Leurs fondantes et tournoyantes paillettes de couleurs en font des odes à la lumière, une lumière qui se boit.

     Et tandis qu’il présente son aventure picturale, - "Je suis un éternel débutant" -, ses recherches sensuelles, puis de turbulentes explorations acryliques, apparaissent de nouvelles peintures qui font s’arrêter mes pas : "Source", "Printemps", "Neige d’Avril", "Fleur d’eau", "Jeux de soleil", me frappent en plein coeur par leur exubérance, la teneur de leurs reliefs, l’effervescence de leurs teintes mêlées. Elles sont captivantes et apaisantes comme un bel arbre, comme un arc en ciel, et elles secrètent cette force mystérieuse que leur ont imprimée les éléments. Toutes disent la joie pure de contempler et de créer.

     Ce bonheur contagieux anime chaque oeuvre de PIERRE. Maintenant que j’ai vu ses couleurs, je sais que le bonheur a un nom : bonheur originel, celui des premiers hommes dans le premier jardin. Car le Dieu de PIERRE est le Dieu prodigue qui a crée le Jardin de l’Eden, immense jardin de l’univers que le regard toujours émerveillé de l’artiste nous a révélé. 

                                                          Goémon, écrivain, Strasbourg."

    " Notre" écrivain, commettra d’autres textes, comme pour l’exposition d’AUVERS-sur-OISE... 

     Aussi ai-je, comme déjà relaté, trimballé les oeuvres de PIERRE, du Nord au Sud, jusqu’aux portes de l’ANDORRE. Il sera notamment des nôtres à TOULOUSE, CARCASSONNE, SAINT-CYPRIEN-sur-MER, OSSÉJA, SOISY-sous-MONTMORENCY, MIREPOIX ... Je reste dans l’ombre, curieusement ignoré, mais heureux d’avoir donné un peu de lumière dans un  parcours d’artiste et c’est pour cela que j’ai fait cette page ... "Mektoub ! ".

     Si vous rencontrez la peinture de Pierre souvenez-vous de ce qui est écrit ici ... 


                                                                                                                                                                                                                                                                 

                                                                                                                                

      

  

     



                                                                                                                                                                       

Commentaires (7)

1. Gérard MACHU (site web) 12/10/2017

Pierre vient de nous quitter ce mardi .
Une messe d'au-revoir sera célébrée samedi 21 octobre en l'église de SOISY

2. carboneil bernard 04/02/2017

Je viens de lire le dernier message ,et n'ayant pas eu de nouvelles de PIERRE depuis l'année derniere,je viens de lui telephoner il expose quelques toiles à DEUIL LA BARRE et je me ferai un plaisir d'aller les voir J'aimerai aussi contacter les personnes qui possedent des toiles de mon père Armand Carboneil qui pour des raisons familiales a choisi de signer ensuite Yves JOSSELYN

3. malou-gerst (site web) 14/01/2017

La réponse est oui selon son fils que vous pouvez contacter : bcarboneil@club-internet.fr
Cordialement.

4. Jean HEREIL 12/01/2017

Bonjour
J'aimerais savoir si Yves Josselyn est la même personne que le peintre Armand Carboneil cité dans le Benezit. Peut-on en savoir plus sur ce peintre (dates, école, thèmes picturaux...) Merci

5. CARBONEIL 23/03/2016

Je viens de lire le mail Agasse du 27 12 2014 pour savoir si les 3 toiles sont de mon père il faudrait que nous connaissions l'adresse de votre mère et l'année approximative ou ces toiles ont été acquises voir aussi la signature car nous possédons une toile signée Carboneil..Les autres sont signées de son Pseudo Yves Josselyn Vous pouvez me contacter sur mon Mail

6. agasse 27/12/2014

Bonjour,
Je possède 3 toiles signées A.CARBONEIL que j'ai hérité de ma mère née Andrée Derouen dont un portrait. Pouvez-vous m'en dire plus?

7. carboneil bernard 28/01/2013

Je suis le fils d'armand carboneil dont parle pierre callewaert . .Lenom de peintre de mon pere etait Yves josselyn un pseudo.Je me suis mis a la peinture sur le tard .

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