À propos d'Alain GOTAS

     Outre ce que j'ai pu écrire sur la page principale "Rencontres", sur les circonstances de ma rencontre avec le dessinateur pointilliste catalan Alain GOTAS, je tiens à le présenter davantage, même si au cours du chemin fait ensemble (Montigny-lès-Cormeilles, Pointis-Inard, Cazaunous à la Chapelle du Col des Ares, Cergy-Pontoise, Auvers-sur-Oise, Saint Cyprien-sur-Mer, Osséja, Toulouse, Carcassonne et Mirepoix dans ma galerie privée) il y eut des instants houleux et si au bout je fus conduit à peindre une toile de la série "Les PULSIONS" intitulée "La rupture" ...

     Il n'empêche que "woody woodpecker" comme je le surnommais, portait en lui sa terre, les Corbières. Il savait toucher par la finesse de ses dessins même sur des sujets graves comme "La balançoire", et il convient de s'arrêter avec attention devant ses oeuvres chargées d'émotion et de poésie révélatrice de l'esprit, du climat particulier de la Catalogne, de son Histoire et de ses histoires. N'était-il pas un descendant de VILAMANYA (très et trop proche de l'opposant au régime franquiste José Luis COMPANY'S) qui fuyant les représailles trouva refuge avec sa famille à SALSES où il fut accueilli par un jeune conseiller municipal en la personne d'Arthur CONTE. Ils trouveront hébergement et travail au Mas Saint-Michel. En 1992, à l'occasion d'une exposition dans le commune de SAINT-CYPRIEN-sur-MER, je pris contact avec Arthur CONTE lequel m'écrivit " ... Du moins aurez-vous réveillé en moi de bien chers souvenirs. Comme c'est déjà loin ! mais comme cela peut demeurer présent. En effet, je conserve la plus forte impression de ma rencontre d'avant-guerre avec M. VILAMANYA. Un grand monsieur. ..."

     Michelle ARAGON devait présenter Alain GOTAS ainsi en 1989 :                                                                                                                     

     "Alain Gotas, artiste catalan est né en 1950 dans un petit village de la Catalogne du Nord tout près de Perpignan. 

     C'est sa rencontre avec le sculpteur Olivier BRICE dont il devient le modèle pour "Les Hurlevents" de l'exposition au centre culturel coréen de Paris, et leur même attirance pour la statuaire antique qui devait éveiller chez ce jeune artiste le besoin de faire soudain face à la feuille blanche non pas de l'écrivain mais du dessinateur.

     Olivier BRICE lui propose de venir le rejoindre dans le midi, et ce retour au pays natal que l'artiste avait toujours imaginé comme une randonnée pédestre étant matériellement impossible à réaliser sous cette forme, il met en scène les paysages des Corbières qui avaient peuplé son enfance. Il en résulte une quinzaine de dessins qui touchent profondément BRICE. Le Maître lui propose d'exposer à la Galerie Margall du château de Cambous, demeure du sculpteur, musée fou en pleine garrigue, cette garrigue si chère au coeur d'Alain GOTAS.

     Encouragé par son ami, l'artiste poursuit sa recherche, les cabanes des bergers des débuts se transforment, les mottes de terre échappent à la pesanteur, les pins parasols et les cyprès s'élancent vers les galaxies et leurs racines sont autant d'amarres larguées. C'est la série des dessins intitulée "Vision apocalyptique sereine de l'instant d'après".

     Lorsque BRICE disparaît en janvier 1989, Alain GOTAS lui rend hommage dans son oeuvre représentant son tombeau vide au château de Cambous, c'est "Trace de vie", sérigraphie tirée à 30 exmplaires destinée aux amis et proches du sculpteur. L'original exposé à la salle Pétrarque à Montpellier en août 1989 obtient un important succès auprès des artistes et amateurs présents.

     Actuellement sous tirage 'La fugue intemporelle" violon fêlé, taillé dans le roc, instrument, mais aussi gondole, que les deux personnages du tableau semblent guider vers l'immatériel au son d'une musique imaginaire.

     Sous la plume de l'artiste au moment présent : "MONTSÉGUR". "

 

 

      (ci-dessus 'le vieil abreuvoir", qui sera sérigraphié dans l'Atelier du Maître Michel CAZA )


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Montségur)

     Parmi ses oeuvres, je citerai pêle-mêle, "La passerelle", "Les deux cyprès", "Le pont", "Christ", etc...

     L'artiste doit se trouver toujours à FRONTIGNAN, et si un jour vous avez la chance de rencontrer un de ses dessins, arrêtez-vous et contemplez. Je reprendrai cet aphorisme "Mon monde est aussi imparfait que le votre, mais il n'y a que dans le mien que vous pouvez respirer". Ensuite allez manger une bonne cargolade sur des sarments de vigne accompagnée d'un bon aïoli comme ceux que préparait feu "Miniac" au Mas Saint-Michel.

     Pour les catalans du Nord, du sud, de la mer ou de la montagne : L'artista ha de ser sempre Frontignan, i si vostè té l'oportunitat deconèixer a un dels seus dibuixos, parar i contemplar. Repeteixo quel'aforisme "El meu món és tan imperfecte com el seu, però només hi hamines que es pot respirar" Després anar a menjar una bona caragolada a Grapevine acompanyat d'un allioli bones com les la preparació de "Miniaco" Mas de Saint-Michel.

 

 

 

 

                                  (Le pont)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   (La capitelle - Collect. privée Val-d'Oise)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                              

                                                                              (La Balançoire (I) - Collection privée Val-d'Oise)

 

 

 

 

 

     

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